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Le bon sens au coin du rayon
Aujourd'hui, le consommateur ne passe plus que cinquante minutes
en hypermarché, contre une heure vingt dans les années 80. Pendant
ce court laps de temps, nous devons l'aider à trouver rapidement les produits
qu’il recherche afin d'éviter qu'il ne s'agace, ce qui le rendrait
aveugle à tout ce qu’il croiserait en chemin.
La tendance va dans ce sens avec une signalétique efficace et des gondoles
plus basses qui laissent apercevoir les rayons suivants. Les rayons doivent pouvoir
être mieux identifiés et différenciés de loin. Dans
chaque catégorie, le temps passé se compte parfois en secondes plutôt
qu'en minutes. Un coup d’œil doit permettre de savoir où se
trouve le produit recherché, pourquoi il est là et où se
trouvent les produits complémentaires ou de substitution. Il est très
important que ce travail se fasse en collaboration entre fabricants et distributeurs.
Certes, la gestion du rayon, la visibilité des produits en fonction de
la demande, de la marge ou les problèmes de ré-approvisionnement
entrent en compte. Mais l’implantation devrait être dictée
en priorité par la perception du consommateur. Pour ce faire, la présence
de signaux visuels forts doivent lui permettre de se repérer facilement
entre les familles et sous-familles de produits. Une implantation verticale est
toujours préférable à une implantation horizontale. Avant
de diviser l’espace des 5 ou 10 gondoles, il faut chercher à comprendre
si le consommateur se repère par marque, par prix ou par fonctionnalité...
Pensez aussi, dès le départ, à la visualisation par un matériel
spécialement adapté qui balise par couleur avec des frontons, des
encadrements et des kakémonos. Profitez-en pour donner de l’information
et valoriser l’ensemble de la catégorie. Pour finir, vous pouvez
réserver un espace aux nouveautés. Vous éviterez ainsi la
lassitude et conserverez un rayon vivant. |
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Pierre-Alain Weill, Président de Popai France |
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| • La réponse
de Candia face à un marché banalisé |
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A la suite de sa présentation lors du dernier
atelier du Club Marketing at Retail, nous avons interrogé Charlotte
Baillot (Candia) à propos de son travail sur la catégorie lait
en GMS. |
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La catégorie du lait longue conservation est trés stratégique
pour la GMS (représentant plus de 2% du CATP), mais un marché dont
les achats sont banalisés car les consommateurs achètent "1
lait pour tous".
Comment valoriser le rayon lait ? Afin de mieux coller aux nouvelles attentes
des consommateurs et à leur vision du marché, Candia a mené
une étude shopper d'envergure : des ateliers de segmentation, des interviews
de consommateurs et de chefs de rayon, tout cela validé par 600 questionnaires
en magasin.
« Depuis 1999, l'offre s'est fortement développée et valorisée
(+ 40% en nombre de références dont les produits valorisés
ont été multipliés par 3), mais sa perception reste limitée
(dans 62% des cas il n'y a qu'un lait par foyer). L'étude a montré
que la catégorie est associée à des valeurs trés positives
(la santé, la vie) mais l'achat, lui, reste trés basique et ne laisse
pas de place à la découverte, explique Charlotte Baillot, responsable
du Merchandising National chez Candia. Notre rôle est de rester proche
de nos consommateurs afin de leur expliquer cette évolution pour mieux
les accompagner dans leur acte d'achat ».
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Cette étude a abouti à la conception d'une
nouvelle démarche: "Empreinte" de Candia. Cette segmentation
respecte les 3 attentes shopper majeures. Le rayon se structure alors en 3 grands
pôles: le "pôle enfant", le "pôle santé"
et le "pôle nature". Candia a donc trouvé de nouveaux codes
et conçu des logos colorés et esthétiques pour chacune de
ces trois nouvelles catégories. « Jugé par nos consommateurs
comme "froid et triste", le rayon lait ne donne pas très envie
de s'arrêter pour y passer du temps (37 secondes en moyenne passées
dans le linéaire). Il nous est donc apparu très important de casser
cette image "clinique" car celle-ci n'est pas adaptée à
notre produit (97% de pénétration, des cibles multiples). Nous voulions
donner envie par de nouveaux codes très actuels, en cohérence avec
l'univers de référence du lait (la crémerie) et des nouvelles
tendances de consommation, sans pour autant perturber les codes couleurs historiques
du marché (bleu pour le demi écrémé et vert pour l'écrémé
par exemple)."
Cette réflexion sur l'ensemble de la catégorie
permet de mieux comprendre le comportement et les attentes de nos consommateurs.
Une étude IRI a montré que cette segmentation fait évoluer
la catégorie en volume et en valeur. A date, plus de 500 magasins ont été
séduits.
Contact pour le Club Marketing at Retail : Éric Carabajal
- ecarabajal@popai.fr ou 01 40 71
28 88
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| Le 25 juin dernier, au pavillon d'Armenonville,
ont été remis les Awards récompensant les meilleures créations
PLV de l'année, lors d'une cérémonie dynamique et colorée.
La liste des nominés avait été révélée
pendant la journée Popai Awards 2009 à la Porte de Versailles,
le 24 mars dernier. Ce 25 juin, les nominés étaient tous présents
au Pavillon d'Armenonville, sans savoir s'ils allaient obtenir le bronze, l'argent
ou l'or.
Cette année, la déco et l'organisation de la soirée était
différentes : les 500 personnes invitées avaient droit à
un vrai show à l'américaine. Les prix étaient remis sur un
ring par un animateur, le facétieux Siméon, et deux « pom
pom girls » en tutu argenté, pompons dorés au poing.
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Lumière bleue électrique, champagne dans les
flûtes, le brouhaha des conversations s'interrompt lorsque débarquent
en trombe les pom-pom girls sur la musique tonitruante du film Rocky.
Patrick Robert, vice-président de Popai, entame la cérémonie
par un petit speech en rappelant quelques chiffres importants : « Plus
de 130 matériels nominés, provenant de 79 sociétés
dont 25% de sociétés étrangères, ce qui fait du concours
de Paris la référence européenne ».
La soirée s'est poursuivie par un dîner dans la
magnifique salle du pavillon d'Armenonville.
>>
Cliquez ici pour découvrir l’ensemble des résultats
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| • Le Marketing
at-Retail en France et chez nos voisins |
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Face à un pouvoir d’achat sous tension,
le consommateur joue un rôle d'arbitre ! Étude comparée
du comportement des consommateurs et des annonceurs européens face à
la crise.
En temps de crise, le consommateur diminue ses dépenses
sur les postes jugés les moins nécessaires. En France, le consommateur
est contraint à l’arbitrage dans 90% des cas. Au Royaume-Uni, ce
taux est de 96%, proche des 95% constatés en Italie, tandis qu'en Allemagne
il descend à 92%. En tête des solutions pour trouver les prix les
plus compétitifs arrive la fréquentation du circuit Hard Discount
(79%), puis l’achat de produits low cost (76%) et l’utilisation d’Internet
(67%).
Quels budgets l'euro-consommateur va-t-il couper ? Alors que le poste
« téléphonie - communication » augmente depuis
10 ans, il figure, avec 13% des citations, parmi le top 3 des dépenses
à diminuer après les « loisirs, culture, tourisme »
(20%) et les « boissons alcoolisées et tabac » (16%).
Seuls 3% des Français diminueraient le budget alimentation. Plus globalement
en Europe, le poste « boissons alcoolisées et tabacs »
est le plus menacé. |
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Et du côté des annonceurs ?
En 2008, les dépenses des annonceurs allemands ont été quasiment
stables par rapport à 2007, avec une augmentation de 0,7% (contre -1,4%
en France). Pour 2009, les annonceurs s’attendent à des baisses sensibles
de leurs budgets communication et promotion. Les budgets les plus touchés
sont ceux dédiés à la télévision. Néanmoins,
le marketing at-retail devrait aussi être touché. En Italie, la baisse
des dépenses des annonceurs a été en 2008 de 2%, largement
imputable à la télévision (-16%) et à la radio (-27%),
la PLV s’étant maintenue avec un intérêt pour les solutions
digital média.
Autre constat, les annonceurs ont tendance à reconduire des campagnes existantes.
Enfin, au Royaume-Uni, jusqu’en décembre 2008, les annonceurs, comme
les fabricants de PLV, sont restés très confiants. Mais début
2009, les carnets de commandes se sont vidés chez les fabricants de PLV
permanentes. Le bilan est meilleur du côté de la PLV temporaire,
les annonceurs ayant multiplié les campagnes promotionnelles pour augmenter
leurs ventes à court terme.
Si les effets de la crise ont été ressentis différemment
chez nous et chez nos voisins européens, la communication de la marque
s'est partout recentrée sur le point de vente. Le nombre de marques et
industriels qui rejoignent le Popai en est le meilleur symbole.
Sources : bureaux Popai (UK, DACH, Ialie), Observatoire
Cetelem 2009. |
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| • Digital
média et contenus : une belle histoire |
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Le Popai digital a consacré son
dernier atelier à la question des contenus. Les explications de Maurice
Mouchel, intervenu lors de cette soirée.
Le 11 décembre 2008, le précédent atelier Digital média
était consacré aux supports (affichage dynamique au point de vente).
C'est dans la suite de cette réflexion qu'a été organisé,
le 18 juin dernier, un atelier consacré aux contenus - une question insuffisamment
prise en compte, notamment en France où les réseaux tendent à
s'intéresser d'abord à la technologie.
« Le choix des contenus devrait se faire en fonction de la stratégie
de l'entreprise et des supports utilisés, explique Maurice Mouchel, gérant
de Rémanence Prod, agence de communication par l'image. Beaucoup d'entreprises
de distributeurs ont déjà un réseau d'écrans installés,
mais des contenus insuffisamment valorisants. Car au départ, ce sont les
fabricants d'écrans et les éditeurs de logiciels qui ont proposé
les contenus, alors que ce n'était pas leur métier. »
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Comment rendre attractifs les contenus, comment
les choisir pour qu'ils soient efficaces, afin par exemple qu'ils permettent d'attirer
une nouvelle clientèle ?
Maurice Mouchel, de Rémanence Prod, a entamé cet atelier
avec une intervention sur la création de contenus. « Chaque
film, quelque soit sa durée (10 secondes, 1 minute ou ¼ d'heure),
doit raconter une histoire. Il faut cesser de mettre une image sur un écran
avec deux lignes de texte, on est maintenant certain que ça ne fonctionne
pas, explique le communicant. Nous sommes tous des enfants de la télé,
du cinéma, de la vidéo. Pourquoi les séries américaines
de type Les Experts ont-elle un tel succès ? Parce qu'il y a une histoire
extrêmement bien racontée, un scénario et parce qu'on reconnaît
l'identité de la marque (rythme, fond colorimétrique...). Quand
on monte en boucle des films pour une enseigne, ça devrait être pareil. »
Pour avoir des contenus de qualité, il faut s'adresser aux créateurs
de contenus, c'est-à-dire aux agences de création et communication
par l'image, ce qui revient parfois moins cher qu'on ne l'imagine.
Seconde à intervenir, Laurence Roux, directrice de la communication
de la Poste, a expliqué la naissance de l'idée de communication
de contenu dans son entreprise, depuis les débuts : cheminement, choix
stratégiques, promotion des produits la Poste et vente d'espaces publicitaires,
mesures d'appréciation de l'audience...
Christophe Marié, directeur de la communication d'ESII, a
ensuite fait part de l'expérience de sa société qui travaille
dans la gestion des files d'attente : problématiques différentes
selon les lieux (pharmacie, centre de sécurité sociale, etc.), diverses
façons de combler l'attente...
Dans la dernière intervention qui complétait celle de Maurice Mouchel,
Olivier Foy (Sony France) s'est interrogé sur l'articulation entre
support et contenu : quel support pour quel contenu ? Ainsi, par exemple, le contenu
sera différent s'il est projeté sur une borne interactive ou sur
un écran à l'entrée d'un magasin. Conséquence : il
faut commencer par savoir ce que l'on veut dire et comment on veut le dire, avant
de choisir le type de support utilisé.
L'atelier s'est clos sur de nombreuses questions témoignant de la satisfaction
du public présent.
Contact : Éric Carabajal - ecarabajal@popai.fr
ou 01 40 71 28 88 |
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POPAI France
114 bis, rue Michel Ange
75016 Paris www.popai.fr |
Pour des informations sur les formations,
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Françoise et Éric
vous souhaitent un très bel été ! |
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