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L'image et l'expérience du produit
Il est souvent question, en communication, de l'image de la
marque. Au point de vente, en particulier, deux marques se superposent : celle
du produit et celle du distributeur. Que retient le consommateur de cette superposition
? Cette association d'images est-elle bénéfique?
Les fabricants de produits affirment les valeurs de leur marque,
l'innovation et la différenciation par rapport à leurs concurrents.
En temps de crise, le distributeur a tendance à renforcer son image de
défenseur du pouvoir d'achat pour rassurer et fidéliser ses clients.
En interviewant deux acteurs dans des catégories de produits et dans des
circuits très différents, nous avons souhaité avoir une idée
plus claire sur cette question.
Au point de vente, l’image de la marque s'associe aussi au vécu du
consommateur en magasin, à son expérience réelle du produit.
Les matières, la lumière, la disposition des produits, l'information
graphique ou digitale, le libre toucher sont autant d'éléments qui
peuvent déterminer l'acte d'achat. Il s'agit donc d'un rapport direct qui
doit permettre au shopper de s'approprier le produit.
Les spécialistes
de la PLV et du merchandising connaissent bien les outils qui permettent de
construire cette relation physique avec le consommateur. C'est une clef essentielle
pour comprendre la mise en avant d'un produit dans un point de vente. |
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Pierre-Alain Weill, Président de Popai France |
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| Alors que le consommateur est aussi attaché
aux marques qu'à une bonne lisibilité sur les prix, comment faire
cohabiter marketing produit et marketing d'enseigne au point de vente ? Les éclairages
de Gautier Cossin, responsable merchandising chez Playstation France et Laurence
Cante, chef de groupe trade marketing chez L'Oréal Professionnel.
Que recherche le consommateur : une assurance du prix le plus
bas en se tournant vers le distributeur ou un dialogue direct avec la marque ?
Quelle image faut-il mettre en avant : celle de la marque ou celle de l'enseigne
qui distribue les marques ? Ces deux images peuvent-elles être mises en
avant conjointement ? Cela dépend-il du type de produit ? Comment coexistent
les présentoirs des marques dans un concept de magasin qui a été
pensé pour être cohérent ? Le distributeur doit-il être
un arbitre neutre dans le choix proposé au consommateur et laisser aux
marques l’information sur les produits, la part de rêve et d’impulsion
nécessaire ? Voici les questions que nous avons posées aux représentants
de deux marques, Playstation et L'Oréal Professionnel.
« Chez Playstation, nous communiquons différemment
pour le hardware (les consoles) et le software (les jeux) », confie
Gautier Cossin, responsable merchandising chez Playstation France. En effet les
chartes graphiques sont différentes. « Si nous mettons en avant
la marque, nous avons quatre chartes graphiques : une charte générique
et une pour chacune des 3 consoles Sony : PSP, PS2, PS3. » |
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« Au point de vente, nous avons
une communication générique dans les linéaires. Nous mettons
par exemple dans les hauts de linéaires une création en PVC sur
deux pieds aimantés avec une photo « lifestyle »
représentant des gens qui jouent sur nos produits », poursuit
Gautier Cossin. Les jeux sont mis en valeur aussi hors linéaire, en kakémono
ou sur des bornes de démonstration en tête de gondole.
En général, Playstation impose sa charte graphique aux distributeurs
qui se contentent d'y ajouter leur logo. « Quand nous travaillons avec
la grande distribution, nous leur fournissons tous les outils PLV à mettre
en place dans le magasin. Ils n'imposent leurs codes graphiques que dans leur
catalogue. » Les cas de la FNAC et de Virgin sont particuliers, car
ces marques distributeurs imposent leurs propres codes graphiques et leur façon
de communiquer. « Nous envoyons nos visuels à la FNAC puis on
leur laisse la main. C'est une association, nous communiquons ensemble, à
niveau égal. » Quand les outils de la marque ne peuvent pas
s'adapter au magasin, il sont donc « chartés » à
la fois par la marque et par l'enseigne.
La question se pose différemment pour une marque comme
l'Oréal Professionnel, L'Oréal Professionnel, dont l'image peut
parfois être confondue par les consommatrices avec celle de L'Oréal
Paris. « Le cœur de cible pour nous reste le professionnel c’est-à-dire
le coiffeur vers qui nous axons notre communication», explique Laurence
Cante, chef de groupe trade marketing chez L'Oréal Professionnel. |
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La marque propose des produits de coloration des shampoings, des soins et
des coiffants pour les cheveux disponibles chez les coiffeurs indépendants
mais aussi chez des enseignes aussi diverses que Jean-Louis David, Dessange, Tchip
ou encore Eric Stipa. Pour communiquer sur ses produits, elle crée des
PLV propres à chaque enseigne. «La communication produit est intégrée
dans le marketing global de l'entreprise », explique Laurence Cante.
En général, les franchises disposent de leur propre image et outils
de communication. Le service trade marketing de L'Oréal Professionnel travaille
donc en amont avec les équipes marketing des enseignes afin de planifier
à l'avance les animations pour les nouveaux produits. Ils élaborent
ainsi une conception qui associe leurs deux chartes graphiques dans une PLV commune.
«Quant aux salons indépendants, qui ne disposent pas toujours de
leurs propres visuels, ils s’appuient sur les nôtres et sur le logo
L’Oréal Professionnel», ajoute Laurence Cante.
Les deux cas de Playstation et de L'Oréal Professionnel illustrent un
fonctionnement plus global où la marque cherche à communiquer de
concert avec l'enseigne qui la distribue en direction du consommateur. De cette
façon, le shopper s'en remet au savoir-faire de l'enseigne à qui
il fait confiance et au potentiel de séduction de la marque qu'il affectionne.
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Formations Popai : un succès renouvelé
La formation aux outils de communication sur le point de vente des 10 et 11 février
derniers a réuni 12 stagiaires venant de Canal +, Laurent-Perrier, Dipropneu,
Hansgrohe, IBM, La Banque Postale, Orangina Schweppes France, Parfums Christian
Dior, Parfums Givenchy, Rémy Cointreau, Sony France. Moment phare des formations
Popai, l'étude de cas concret est l’occasion pour les participants
de jouer le rôle du fabricant de PLV et de mieux appréhender les
rouages du métier.
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Prochaine formation : les 9 et 10 juin 2009 - Dernières places
diponibles… Renseignements et inscriptions :
Françoise Bardon, 01 40 71 28 86 |
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| • Focus sur
le consommateur à l’intérieur du point de vente |
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Ingrid Barthod a commencé par évoquer
les nouveaux outils d'analyse du comportement du consommateur en se posant cette
question : quelles décisions ces outils permettent-ils de prendre ? Selon
elle, « le problème consiste à faire en sorte que le
langage du point de vente, c'est-à-dire le merchandising, parle vraiment
au consommateur. » Pour ce faire, il faut se centrer sur les interrogations
du consommateur.
Par exemple, en ce qui concerne la téléphonie mobile, le shopper
peut avoir différentes attentes, selon son niveau d'expertise. « L'offre
doit répondre à l'arbre de décision du consommateur. Il faut
se poser les mêmes questions que lui. Que veut-il faire avec son téléphone
: téléphoner, prendre de photos, écouter de la musique, ou
davantage ? ». En outre, les marques et distributeurs doivent, tout
en étant pragmatiques, proposer une offre marchande qui réduise
l’incertitude liée à l’acte de faire un choix et un
habillage du linéaire qui mette en valeur le produit pour faire de l'acte
d'achat un moment de plaisir.
Dans un autre registre, Gaël Bonnin a fait part de sa
réflexion sur la diversité des modes de déplacement des consommateurs
au point de vente. |
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Le chercheur a ainsi formalisé quatre grands types
de parcours en fonction du consommateur, avec deux tendances correspondant à
deux modes d'aménagement de l'espace : un passage court et focalisé
dans une optique utilitaire et un passage long, éclaté, avec un
motif de plaisir. Il a identifié les techniciennes, acheteuses fonctionnelles
qui veulent un accès rapide au produit, les chineuses qui explorent les
rayons et considèrent le shoping comme une source de gratification en soi,
les flâneuses qui déambulent sans toucher les produits et peuvent
assimiler un flux d'information très important et les instrumentalistes,
enfin, qui empruntent certains rayons comme des raccourcis pour aller d'un point
à l'autre du magasin. « Les distributeurs ont privilégié
un type d'aménagement en grille, a également noté Gaël
Bonnin. Mais pour les produits ludiques, il peut être intéressant
d'introduire des cassures. » D'un côté, une PLV très
visible, au contenu et aux modes de rédaction simplifiés est destinée
à un shopper fonctionnel au trajet simplifié. De l'autre, une PLV
plus interactive, sensorielle, théâtralisée, contenant davantage
d'informations est proposée au consommateur qui passe plus de temps sur
le lieu de vente. |
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Club M@R : un an déjà |
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Le Club Marketing at-Retail a fêté
sa première année d'existence en janvier dernier !
Il fédère aujourd’hui 28
marques : Alrheas, Arc International, Banque Accord, Beiersdorf, Bonduelle,
Bongrain Merchandising, Bouygues Telecom, Canal +, Candia, Danone, Disneyland
Resort Paris, Energizer, Heineken, Kraft Foods France, La Française des
Jeux, Lancôme International, Mars PF, Michelin, Moët & Chandon,
Moët Henessy Diageo, Orange Distribution, Procter & Gamble, Newell Rubbermaid,
Seita groupe Altadis, SFR, UDA, Warner Bros, YSL Beauté.
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Renseignements & adhésions : Éric
Carabajal, 01 40 71 28 88 |
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| • Pourquoi
je serai juré au concours Popai Awards 2009 |
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| Chaque année, Popai
organise un concours qui récompense l'innovation et la création
en matière de marketing au point de vente. 300 matériels sont en
compétition cette année dans trois domaines : la PLV, l'affichage
dynamique (digital media) et l'architecture commerciale (retail design).
Comment se déroulera cette journée d'Awards ? « Le matin,
150 jurés noteront les matériels mis en compétition. L'espace
sera ensuite ouvert gratuitement à un public de professionnel qui pourront
non seulement admirer les matériels présentés, mais aussi,
se faire une idée des dernières tendances du marketing au point
de vente», confie Brune Jullien, chargée de l'organisation du concours
chez Reed Expositions. |
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Pour Agnès Gervesie, développeur
PLV chez Beiersdorf - NIVEA sera juré cette année après l'avoir
déjà été pour le concours éditions 2006 et
2008. « C'est l'occasion de voir de nouveaux matériels en avant-première,
d'avoir un oeil critique sur le développement des concurrents, de s'ouvrir
aux autres marchés et de découvrir des innovations qui pourraient
être intégrées dans nos développements futurs »,
confie Agnès Gervesie.
Les Popai Awards étant
le plus important concours dans ce domaine, la reconnaissance d'un matériel
par Popai est très importante à ses yeux. L'édition précédente
était marquée, selon elle , entre autres par le développement
des outils numériques au point de vente. « 2009 offrira probablement
de nouvelles perspectives de développement, notamment dans le domaine du
développement durable », analyse la juré avant de formuler
un souhait pour les éditions à venir : que les Awards permettent
de mettre en parallèle le coût d'un équipement avec le retour
sur investissement qu'il peut générer. |
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Le concours
aura lieu le 24 mars prochain au Parc des expositions de la porte de Versailles,
à Paris, Pavillon 5.1. Ce nouvel emplacement traduit la volonté
du Popai de valoriser un événement organisé jusqu'alors au
Carrousel du Louvre. « C'est un espace neuf et lumineux avec plus de
surface ainsi qu’une nouvelle présentation des matériels,
explique Patrick Robert, responsable des Popai Awards. Car cette année,
notre volonté a été de placer encore plus le concours sous
le signe du rayonnement et de la modernité. » Le concours compte
d'ailleurs davantage de partenaires que les années précédentes
: Euro PV, Smart Report, Concepts & tendances, Format XXL, Stratégies,
ainsi que l’Union des Annonceurs et le Club Marketing at Retail.
Les résultats des Awards seront dévoilés
le 25 juin prochain au Pavillon d'Armenonville. |
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| • Le Popai
en pleine expansion ! |
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POPAI France
114 bis, rue Michel Ange
75016 Paris www.popai.fr |
Pour des informations sur les formations,
les concours, les ateliers …
contactez : Françoise Bardon au +33 (0)1 40 71 28 86 – fbardon@popai.fr
Pour des informations sur les études, le Club Marketing at-Retail, le digital
média …
contactez : Eric Carabajal au +33 (0)1 40 71 28 88 – ecarabajal@popai.fr
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! |
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